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Vivons-nous vraiment une “crise climatique” ?

La Une du quotidien Le Monde du 4 janvier 2023 interpelle : « La crise climatique s’impose d’emblée en 2023 ». 

La lecture de ce titre fait forcément réagir chez goodd car il met en évidence les effets du dérèglement climatique sur nos sociétés. Mais correspond t-il pour autant à la réalité d’un point de vue sémantique ? Car généralement, quand on parle de crise, on acte dans la durée un phénomène comme une récession, une pénurie voire un état de santé défaillant censé reprendre le dessus. Or, en l’état actuel des choses, on peut affirmer que le mot « crise » est inapproprié concernant le réchauffement climatique et les dérèglements qu’il génère.

Nous sommes dans une mutation sociétale voire un changement de civilisation qui doit être assimilé par l’humanité. Plus vite le mal sera nommé par toutes et tous avec le même vocabulaire et mieux l’humanité sera en mesure de comprendre, et agir pour se sortir de ce bourbier mal nommé.

Et le rôle des médias est précieux dans les changements de perception et d’acceptation de notre avenir. Le titre d’un des plus grands quotidiens de presse au monde interpelle d’autant plus qu’il est à côté de la plaque dans la titraille et le constat qu’il livre. Que cela soit du déni ou un manque d’expertise que l’on peut qualifier de faute professionnelle, il faut désormais nommer les faits par leurs vrais noms et exposer aux yeux du monde entier les défis qui l’attendent. 

Et si on peut aider, sachez que certains ont déjà pris de l’avance comme le quotidien anglais The Guardian qui depuis 2019 a mis l’environnement, la science et le climat au cœur de sa ligne éditoriale. Dans une tribune publiée, la rédactrice en chef Katarine Viner expliquait les petits changements sémantiques décidés par la rédaction et qui ont depuis encore évolué.

Pour résumer, ce que nous vivons n’est plus une dystopie mais la réalité. Et il est temps, ensemble, d’en prendre conscience

Gaël Clouzard

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