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Sandrine Rousseau et les médias ou l’avènement de l’infotainment

Depuis plusieurs mois, une femme politique est omniprésente dans l’intégralité des médias de France et de Navarre : Sandrine Rousseau. Député EELV de la neuvième circonscription de Paris, mais aussi autrice et enseignante chercheuse en sciences économiques, Sandrine Rousseau squatte, quasi-quotidiennement, un plateau télé, un journal, une radio et toutes formes de média internet. On ne voit qu’elle, et à chacune de ses apparitions, on se demande toutes et tous, quels propos va-t-elle tenir pour engager des réactions et des débats sur les réseaux sociaux faisant plus de place à l’émotion qu’à la raison. 

Et si Sandrine Rousseau peut allègrement s’exprimer, c’est surtout qu’elle est devenue en l’espace de quelques mois une personnalité médiatique de premier ordre. Oui, mais pourquoi est-elle si importante ? La réponse est simple : Sandrine Rousseau s’est transformée en divertissement et les médias adorent ça. On ne l’invite pas pour le fond mais pour la forme. Les médias ont conscience de donner la parole à une militante qui cherche à imposer ses idées, quitte à générer de l’émotion plus que de la raison. Un besoin pressant d’occuper l’espace médiatique et ainsi nourrir le buzz et les conversations sur le Web Social. Clairement le binôme fonctionne bien.

La narration des chaînes d’informations et des médias traditionnels amplifiée par les réseaux sociaux n’attendent qu’une chose : que les téléspectateurs ou les lecteurs se demandent ce qu’elle va bien pouvoir dire. Ils attendent tous la prochaine « diatribe rousseaulienne » le sachet de popcorn à la main comme s’ils étaient devant la dernière série de Netflix. 

Sandrine Rousseau est désormais un feuilleton dont elle et ses équipes essaient d’écrire le scénario et où la mise en scène est gérée par les médias. Le problème, c’est que toute série à une fin et n’est pas les “Feux de l’amour” qui veut. Entretemps, la cause écologique marque le pas pour cause de dilution avec la justice sociale dans lesquels s’agitent les thèmes liés aux genres et au racialisme. Et pas sûr que Sandrine Rousseau en sorte indemne. Au final, tout cet emballement incarné ne fait pas forcément avancer les débats mais aura clairement pollué l’opinion publique tout en créant un clivage entre les Français. Un beau travail de duettiste qui mène les individus vers une forme d’infobésité, de rejet et qui laisse à penser que le mot information est désormais un mot profondément malade. 

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